Costa Coffee étude de cas | NQA
COSTA et ISO 50001

MAINTENIR COSTA À L’AFFÛT

Costa se rend bien compte que, pour être leader de son secteur, elle n’a pas d’autre choix que de garder une longueur d’avance sur les concurrents. C’est pour cette raison que l’entreprise nous a sollicités pour l’aider à atteindre ses objectifs en matière d’énergie et maintenir sa certification ISO 50001.

Non seulement il s’agit de l’une des premières entreprises du secteur alimentaire à obtenir une norme d’un niveau aussi élevé que celle-ci, mais par la même occasion, l’organisation est parvenue à réaliser des économies énergétiques de l’ordre de 16 %. Cette baisse des coûts lui a permis d’accroître la production sans pour autant devoir construire une nouvelle usine. C’est ce qu’on appelle de la croissance intelligente.

Bien que l’intention première de Costa était de réduire sa consommation énergétique, cette démarche lui a valu en plus d’accroître sa production et de renforcer son rendement.

LES AVANTAGES COMMERCIAUX

Bien que pour l’heure, aucune loi n’impose aux entreprises de faire preuve de leurs processus de gestion de l’énergie, de plus en plus d’organisations optent à le faire en se soumettant à un processus de certification : pourquoi ?

Costa Coffee, la plus grande chaîne de café au Royaume-Uni et une division de Whitbread, est devenue le premier client de la NQA du secteur alimentaire à obtenir la certification ISO 50001, la norme internationale pour les systèmes de gestion de l’énergie.

OBJECTIFS EN MATIÈRE D’ÉNERGIE

Bien que l’intention première recherchée était de réduire la consommation énergétique, cette démarche a aussi permis d’élargir la production et d’accroître le rendement. Ben Brakes, le responsable environnement de Whitbread, souhaitait se concentrer sur l’un des sites à plus forte consommation énergétique : son usine de torréfaction basée à Lambeth, dans le sud de Londres, où il était crucial de diminuer la consommation énergétique.

Après l’analyse de l’exploitation en vigueur, il est devenu apparent qu’en raison de la quantité limitée d’électricité disponible sur le site, toute expansion ne serait envisageable qu’à condition de dégager de la capacité excédentaire.

AUDIT ÉNERGÉTIQUE

« Nous avons passé au crible le moindre équipement, son mode d’utilisation et son stade d’utilisation au cours du processus de fabrication. Rien n’a échappé à notre analyse, en partant des appareils de torréfaction aux machines d’emballage jusqu’à la bouilloire dans la salle de repos, » se souvient Brakes.

« Grâce à cette démarche, nous avons pu repérer à quel endroit il nous fallait mieux maîtriser notre équipement, ce qui nous a permis de déterminer à quel moment notre consommation énergétique était à son maximum. Le fait de nous pencher sur la manière dont le site était utilisé nous a donné l’occasion de réaliser des économies d’énergie dans l’ensemble de nos pratiques de travail, y compris au niveau de comportements souvent négligés (les radiateurs électriques muraux sont désormais éteints quand on ouvre les fenêtres, par exemple). Nous nous sommes ensuite penchés sur le mode d’utilisation des équipements lors de la torréfaction. »

AMÉLIORATIONS DES PROCESSUS

Cette démarche a eu pour conséquence de modifier un certain nombre de processus, notamment en retardant la mise sous tension des machines d’emballage jusqu’à ce que la torréfaction soit terminée, plutôt que de le faire au début de la période d’exploitation de 12 heures. De telles mesures peuvent paraître évidentes a posteriori, toutefois elles n’ont pu être prises qu’après avoir déterminé que le fait de retarder la mise sous tension des machines n’entraînerait aucune perte de temps de production.

En combinant ces mesures à des équipements plus efficaces et des programmes de changement de comportement, le site a été en mesure de réduire sa consommation énergétique de 16 %. Les économies ont permis à l’entreprise d’atteindre son objectif principal qui était de dégager suffisamment de capacité excédentaire pour pouvoir installer un deuxième torréfacteur. L’entreprise s’attend à réaliser d’autres réductions de consommation énergétique à l’avenir, à mesure qu’elle continue d’évaluer et d’optimiser le rendement du site.

S’exprimant au sujet de l’impact de ces gains énergétiques, Brakes ajoute :

« Le fait de réduire notre consommation énergétique nous a permis d’accroître nos capacités de production sans avoir à construire une nouvelle usine. »

CHANGEMENT DE CULTURE

« Il n’y a pas de doute que la certification nous a apporté la justification nécessaire pour affirmer à nos employés que nous sommes l’une des premières entreprises à obtenir cette norme, que nous en tirons énormément de fierté, et qu’elle mérite qu’ils en soient aussi fiers. Elle nous permet de réaliser un exploit qui dépasse les campagnes traditionnelles de lutte contre les gaspillages, tout en obtenant l’adhésion de nos employés autour de mesures très simples qui peuvent faire toute la différence. »

LE BON PARTENAIRE

Brakes nous explique la démarche suivie pour choisir avec quel organisme de certification travailler :

« Dès le début, nous avons indiqué très clairement ce que nous souhaitions réaliser, et la NQA a travaillé avec nous dans le respect de nos objectifs et de nos valeurs. C’est au terme de longues discussions que nous avons acquis la certitude que nous pourrions travailler ensemble en vue d’atteindre nos objectifs.

Plusieurs membres de l’équipe de Whitbread connaissaient déjà le processus de certification, mais pour beaucoup, le mot « audit » peut être source d’inquiétude, surtout si la démarche leur est nouvelle. La NQA a tout fait pour que le processus se déroule le plus simplement du monde et que son objectif soit facile à comprendre par les employés sur place qui n’avaient jamais participé à des audits. »

Constatant les avantages que la norme ISO 50001 a pu avoir au niveau de Costa, Whitbread a l’intention de la déployer au sein du groupe dans son ensemble.